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Est-ce que les écolos perdent le Nord?  

Credit:  Normand Boivin | Le Quotidien | www.lapresse.ca ~~

Difficile à suivre le discours des écolos. À leurs yeux, la moindre intervention de l’Homme est une catastrophe environnementale. On devient de plus en plus intolérant. Bientôt, il faudra retourner dans les cavernes.

Le plus troublant, c’est l’engouement sans borne pour l’éolien. Quand j’étais jeune, on vantait les mérites de l’hydroélectricité. Avant même qu’on parle de gaz à effet de serre, on nous disait que l’énergie produite au Québec était «propre, propre, propre». C’était d’ailleurs le slogan d’Hydro-Québec.

Bon! C’est vrai qu’il y a des choses qu’on ne savait pas encore. Que l’ennoiement de vastes territoires forestiers faisait augmenter le taux de mercure dans l’eau pour une vingtaine d’années à cause de la dégradation de la biomasse. Aujourd’hui on le sait, et on récupère le bois avant. Mais il y a de moins en moins de mégaprojets. Avec l’avènement des mini-centrales, on produit moins d’électricité, mais en plusieurs endroits avec des centrales au fil de l’eau, sans création de bassins. Or, produire de l’électricité au Québec, c’est devenu péché.

Pendant que le Japon tente de se débarrasser du nucléaire, que les États-Uniens s’apprêtent à en produire avec des gaz de schistes et que les Chinois érigent des alumineries alimentées par de l’électricité produite avec du charbon, nous ont se bat contre les écolos pour faire ce qu’on a toujours bien fait: produire de l’énergie propre et renouvelable.

Aujourd’hui, cette électricité propre n’est plus à la mode. La mode, c’est de ne rien faire. Les rivières doivent couler sans entrave au cas où un Montréalais ou un «artisse» aurait envie de les descendre en canot.

Les Montréalais vivent dans l’asphalte et le béton et respirent du smog, mais viennent dire aux régions qu’il faut être vert. Et pour eux, être vert, c’est de ne plus toucher à la nature.

La nouvelle religion, c’est l’éolien. Je n’ai rien contre. Mais il n’aura jamais le rendement d’une centrale hydroélectrique. L’éolien oui, mais comme producteur d’appoint. Son potentiel est important, mais il n’est pas toujours disponible (moins de 30% du temps). Et ces grandes hélices, personne ne veut les voir dans sa cour.

Ce qui me choque dans le discours écolo actuel, c’est le manque de nuance. On dit n’importe quoi, car on prend les gens pour des imbéciles.

Prenez le cas de Val-Jalbert. Je comprends que certains soient inquiets pour l’état de la chute. Moi aussi je me méfie même si je me dis que les gestionnaires de la centrale ne seront pas assez «imbéciles» pour tuer leur poule aux oeufs d’or (la chute). Mais ce qui me met en rogne, c’est le discours des surplus d’électricité. Pour dénoncer le projet, on plaide que le Québec nage dans les surplus d’électricité et qu’Hydro va acheter les 16 mégawatts de production de Val-Jalbert à perte, que tous les Québécois vont payer pour subventionner le projet. Mais pas un mot sur les 350 mégawatts d’EDF Canada dans le parc éolien Rivière du Moulin. Vingt fois plus d’électricité achetée inutilement pour enrichir une compagnie étrangère, Énergie de France. Mais ce n’est pas grave; c’est de l’éolien! L’éolien, ce n’est pas péché dans cette nouvelle religion où, il faut bien se le dire, tout est permis pour arriver à ses fins. Même à mettre en péril la saison touristique de Val-Jalbert en créant au faux site internet. Après tout, il faut parfois sauver les incroyants malgré eux…

Ce que les détracteurs des projets de production hydroélectrique devraient comprendre, c’est que les surplus d’électricité, c’est une notion théorique.

Je ne sais pas si vous vous rappelez les reportages alarmistes de Radio-Canada il y a quelques années, quand un journaliste a survolé les grands barrages asséchés et annonçait une pénurie d’eau. Eh bien la bonne nouvelle, c’est que l’Hydro peut remplir ses barrages pendant qu’on turbine dans les mini-centrales et les parcs éoliens.

Je crains les réactions à court terme des décideurs. En l’espace d’un an, on est passé d’une situation avantageuse pour la vente d’électricité à un état de surplus. Dès lors, on arrête tout. Pourtant, à regarder la vitesse avec laquelle la situation peut changer, il me semble qu’on devrait être prudent et ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain.

Car un jour ou l’autre, nous aurons besoin de cette électricité. Pourquoi ne pas construire les centrales quand on dispose de temps, qu’il n’y a pas d’urgence, et que ça coûte moins cher? Imaginez ce que coûterait aujourd’hui la Baie-James.

Source:  Normand Boivin | Le Quotidien | www.lapresse.ca

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