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Surprise: les éoliennes sont bruyantes [Wind turbines are noisy]  

[English translation by National Wind Watch follows the French original]

Belles et silencieuses, les éoliennes? Cela dépend à qui l’on pose la question.

Les éoliennes connaissent une popularité grandissante. Des chercheurs se penchent sur des aspects moins connus de leur impact.

Leur énergie est propre et elles contribuent au développement économique de régions fragiles. Mais les éoliennes n’ont pas que des qualités: elles font du bruit. À la demande de Santé Canada, Tony Leroux, professeur à l’École d’orthophonie et d’audiologie, effectue une étude sur le phénomène, encore peu documenté.

«Plusieurs facteurs colorent la perception des gens, prévient M. Leroux. Pour plusieurs, il est difficile de s’opposer publiquement à une énergie considérée comme verte.»

Il y a actuellement au Québec deux grands parcs éoliens: celui de Cap-Chat, en Gaspésie, où il y a peu d’habitants mais de beaux paysages, compte 76 éoliennes et celui de la région de Matane, où les habitants sont plus nombreux, en comprend 57. Depuis l’an dernier, Baie-des-Sables a aussi son parc. Mais ce n’est là qu’un début, semble-t-il, puisque dès l’automne le nombre d’éoliennes pourrait quadrupler, le gouvernement québécois devant clore les appels d’offres à ce moment-là.

Peu de gens le savent, mais les pales des éoliennes émettent un sifflement, un «swish swish» constant au contact du vent. Lorsqu’elles passent près de la tour les supportant, elles font entendre un autre bruit. Pour M. Leroux et son équipe, il s’agit de mesurer deux choses, soit la qualité du sommeil et la gêne des résidants aux alentours.

Les quelques recherches menées – dans les pays scandinaves – font état d’«un sentiment de gêne significatif pour une proportion relativement importante de la population exposée, lorsque les niveaux atteignent 35 dB à l’extérieur», peut-on lire dans le sommaire de l’étude présentée par M. Leroux et son collègue Jean-Pierre Gagné.

Nos éoliennes sont également plus puissantes que les premiers prototypes, donc plus bruyantes. De plus, elles produisent un effet stroboscopique dans les habitations qui peut devenir irritant à la longue. En effet, les pales, installées à 150 m du sol, font de l’ombre à une hauteur qui varie en fonction des saisons.

Rencontre en Gaspésie

Au cours de l’hiver, les chercheurs se sont rendus en Gaspésie et ont rencontré les divers intervenants liés à ce dossier, les mettant en présence les uns et les autres. «Cette discussion n’avait pas eu lieu. Notre arrivée a provoqué des échanges animés», témoigne Tony Leroux. À l’issue de ces rencontres, les chercheurs ont pu concevoir un questionnaire destiné à évaluer la perception qu’ont les résidants de leur environnement, climat sonore compris. Les entrevues avec les habitants seront réalisées durant l’été.

Dans certains villages, l’installation des éoliennes a provoqué l’isolement des opposants, critiqués pour avoir protesté contre le développement économique de la région.

Des tensions sont en outre perceptibles lorsque des maires acceptent de voir s’élever des éoliennes sur leur terrain et, de ce fait, reçoivent des redevances.

D’ailleurs, les réactions des résidants à l’égard des éoliennes varient selon qu’ils reçoivent ou non des redevances. Le gouvernement dédommage les propriétaires dont les terrains accueillent des éoliennes.

L’importance des redevances – qui n’est pas la même à Cap-Chat qu’à Matane ou à Baie-des-Sables – entre en jeu, mais il y a aussi le fait que certains habitants subissent l’impact des éoliennes érigées juste à côté de leur maison mais sans en retirer aucun avantage puisqu’elles ne sont pas sur leur terrain.

Dans leur travail de préparation, les chercheurs citent une étude de 2003 qui se penche sur le parc éolien Le Nordais: «La contestation s’articule, principalement, autour des impacts négatifs sur le paysage et du bruit potentiel que pourrait engendrer la réalisation du projet. En effet, 44 des 49 opposants recensés ont utilisé l’argument de l’impact négatif sur le paysage alors que 30 d’entre eux ont mentionné le bruit comme irritant potentiel.»

Bref, «il n’est pas facile d’isoler l’effet du bruit des autres répercussions», souligne M. Leroux. Surtout que les éoliennes, dans un contexte où la population est de plus en plus sensible à la préservation de l’environnement, peuvent être vues comme une solution et comme un problème.

La recherche, intitulée «Évaluation des impacts sur la santé des populations vivant à proximité des parcs éoliens», doit prendre en compte à la fois l’intensité sonore des éoliennes, le spectre en fréquence du bruit produit, la durée de la perturbation sonore (qui est fonction des conditions météorologiques) et l’utilisation du sol.

Paule des Rivières

Forum de l’Université de Montréal
Volume 41 – numéro 28 – 23 avril 2007

iforum.umontreal.ca


Wind turbines – beautiful and silent? It depends on who asks the question.

Wind turbines enjoy a growing popularity. Researchers examine the lesser known aspects of their impact.

Their energy is clean and they contribute to the economic development of fragile regions. But wind turbines don’t have only those qualities: they make noise. At the request of Health Canada, Tony Leroux, professor at the [University of Montréal] School of Orthophonics and Audiology, is carrying out a study of the phenomenon, which is as yet little documented.

“Many factors color people’s perceptions”, says M. Leroux. “For many, it’s difficult to publicly oppose an energy source that is considered to be green.”

In Québec, there are at present two large wind energy facilities. At Cap-Chat in Gaspésie, where there are few residents but beautiful countryside, there are 76 wind turbines. And in the Matane region, where residents are more numerous, there are 57. Since last year, Baie-des-Sables also has a facility. But this is only a beginning, it seems, since after autumn the number of wind turbines could quadruple, before the Québec government ends the calls for offers at that time.

Few people know it, but the blades of wind turbines emit a hissing, a “swish swish” whenever they contact the wind. When they pass near the supporting tower, they make another noise. For M. Leroux and his team, they aim to measure two things: quality of sleep and the annoyance experienced by residents in the area.

The little research that has been done – in Scandinavian countries – finds “a feeling of significant annoyance for an important proportion of the exposed population when the levels reach 35 dB outside, according to a summary presented by M. Leroux and his colleague Jean-Pierre Gagné.

Our wind turbines are even more powerful than the first prototypes, thus more noisy. In addition, they produce a stroboscopic effect inside homes that can become irritating after a while. The blades, installed 150 m above the ground, create a shadow at a height that varies with the seasons.

Meeting in Gaspésie

Through the winter, the researchers went to Gaspésie and met the interveners who were on record, and they put them in touch with others. “Such a discussion had never taken place. Our arrival provoked some animated exchanges”, says Tony Leroux. At the end of these meetings, the researchers were able to design a questionnaire to evaluate the perceptions that residents had of their environment, including sounds. Interviews with residents were completed during the summer.

In some villages, the installation of wind turbines caused the isolation of opponents, criticized for having protested against the economic development of the region.

Tensions are also noticeable when the mayors allow the erection of wind turbines on their own land and, therefore, receive rents.

Moreover, reactions of residents regarding wind turbines vary whether they receive rents or not. The government compensates owners who allow the turbines on their land.

The importance of rents – which are not the same at Cap-Chat as at Matane or Baie-de-Sable – enters the game, but it is also a fact that some residents endure the impact of turbines erected very close to their homes but without enjoying any advantage since they are not on their land.

In their preparatory work, the researchers cite a 2003 study of the Le Nordais wind energy facility [Cap-Chat]: “The argument revolves, primarily, around the negative impacts on the landscape and the potential noise that could be created by the project. Out of 49 opponents interviewed, 44 used the argument of negative impact on the landscape and 30 mentioned noise as a potential irritant.”

In short, “it is not easy to isolate the effect of noise and other repercussions”, emphasizes M. Leroux. Especially since wind turbines, in a context where the population is more and more sensitive to preserving the environment, can be seen as a solution and as a problem.

The research, titled “Évaluation des impacts sur la santé des populations vivant à proximité des parcs éoliens” [“Evaluation of impacts on the health of people living near wind energy facilities”], must take account at the same time the sound intensity of wind turbines, the frequency spectrum of the noise produced, the duration of the noise disturbance (which is a function of meteorologic conditions), and the effect of terrain.

Paule des Rivières

University of Montréal Forum
Volume 41 – Number 28 – 23 April 2007

iforum.umontreal.ca

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