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Un vent trop fort contre les citoyens [A wind too strong against the people] 

Credit:  19 Mai 2023 | Hélène Baril, La Presse | lapresse.ca ~~

[Their lawyer David Bourgoin pleaded the neighborhood disturbances between the 100-megawatt facility and an residential area located in a postcard environment: degradation of the landscape, disturbing noise and loss of home values. None of the citizens’ group’s arguments were accepted.]

Alors que le Québec s’apprête à vivre un nouveau boom éolien, des citoyens qui se sont battus pendant 10 ans contre les nuisances des éoliennes dans leur coin de campagne au pied des Appalaches viennent de déposer les armes, écœurés et découragés.

Leur cause est montée jusqu’en Cour suprême, qui a refusé de l’entendre et a mis le point final à l’histoire début mai. « Il faut l’accepter, c’est certain, mais j’ai bien de la misère à vivre avec ça », dit Yvon Bourque, un des résidants de Sainte-Sophie-d’Halifax à l’origine de l’action collective contre les Éoliennes de L’Érable.

Le mécontentement des citoyens restait bien visible en 2019.

Retenu par Hydro-Québec à la suite de son appel d’offres éolien de 2005, le parc de 50 éoliennes semées sur le territoire des villages de Saint-Ferdinand, Sainte-Sophie-d’Halifax et Saint-Pierre-Baptiste s’est construit sans acceptation sociale et sans le feu vert du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).

Les trois municipalités sont situées à une centaine de kilomètres de Trois-Rivières entre Victoriaville et Thetford Mines dans le Centre-du-Québec.

Le BAPE avait constaté dans son rapport que la population avait été tardivement informée et consultée relativement au projet. Il soulignait aussi que les éoliennes ne seraient pas suffisamment éloignées des habitations.

Avec la bénédiction du gouvernement du Québec, d’Hydro-Québec et de la MRC de L’Érable, le promoteur espagnol Enerfín a construit son parc. Il ne restait aux opposants que le recours aux tribunaux pour obtenir compensation pour le changement dans leur environnement.

Leur avocat David Bourgoin a plaidé les troubles de voisinage entre le parc de 100 mégawatts et un milieu habité sis dans un environnement de carte postale : dégradation du paysage, bruit dérangeant et perte de valeur des maisons. Aucun des arguments du groupe de citoyens n’a été retenu.

« Après coup, c’est facile de dire que le combat était perdu d’avance. Mais on l’a senti au fur et à mesure que le procès avançait. On s’est rendu compte qu’on se battait contre l’État. » —David Bourgoin, avocat des citoyens contre les Éoliennes de L’Érable

Le gouvernement, Hydro-Québec, la MRC, tout le monde voulait que le projet se fasse, dit-il. « Les troubles de voisinage étaient loin de leurs préoccupations. »

Il y a de quoi être inquiet pour la suite, selon lui, parce que des municipalités régionales de comté (MRC) sont devenues elles-mêmes des promoteurs de projets éoliens afin de trouver de nouvelles sources de revenus.

Un fossé permanent

Il y a huit ans, Yvon Bourque et sa femme ont quitté la maison où ils avaient choisi de finir leurs jours pour s’éloigner des éoliennes. « On en voyait 17 de chez nous », dit M. Bourque.

Il lui a fallu trois ans pour vendre sa propriété et une clause a été incluse dans le contrat de vente pour s’assurer que l’acheteur était bien au courant du bruit généré par les éoliennes. Un bruit qui n’est pas constant, a fini par constater l’agriculteur. « Ça dépend du vent, mais aussi de la pression atmosphérique, explique-t-il. À certains moments, c’est comme un aéroport. »

Les Bourque vivent aujourd’hui plus loin des éoliennes, mais encore assez près de leur ancien voisinage pour constater que le parc éolien a creusé un fossé permanent dans ce milieu autrefois tissé serré.

Yvon Bourque, qui est aussi électricien, avait coutume de dépanner ses voisins, qui lui rendaient d’autres services en échange. « C’est fini, ça. Et ça s’est transmis à la deuxième génération », dit-il en parlant de son fils de 25 ans qui a vécu la même division, à l’école, et qui prendra sa relève à la ferme.

L’expérience des tribunaux, de la Cour supérieure à la Cour d’appel puis à la Cour suprême, a laissé Yvon Bourque amer. « Je ne sais pas si c’est parce qu’on a eu une éducation trop sévère, mais je ne savais pas qu’on avait le droit de mentir en cour », laisse-t-il tomber.

Des éoliennes plus grosses à venir

Avec la demande d’électricité qui augmente, le Québec est sur le point de vivre un nouveau boom éolien. La production d’énergie éolienne doit doubler d’ici 2030, passant de 4000 à 8000 mégawatts. Des appels d’offres totalisant 1000 mégawatts viennent d’être conclus, un autre de 1500 mégawatts est sur le point d’être lancé.

« Ça va faire des trous dans le paysage », prévient Claude Charron, un des opposants de la première heure au parc éolien de L’Érable, parce qu’il s’installait dans un milieu habité.

Les éoliennes de nouvelle génération qui équiperont les futurs parcs sont plus grosses et plus puissantes que celles qui tournent dans le parc éolien de L’Érable, avec une capacité de production de 6 mégawatts, contre 2 mégawatts pour les plus anciennes.

« On parle de tours de 650 pieds et plus, contre 440 pieds actuellement, mais la distance d’éloignement des maisons [plus ou moins 600 mètres] reste la même. » —Claude Charron, opposant de la première au parc éolien de L’Érable

Les citoyens concernés par les projets à venir ont intérêt à s’y intéresser dès le début, selon Claude Charron. « Les conseils municipaux et les maires ont un grand pouvoir », retient-il de son expérience.

La responsabilité de baliser l’implantation des éoliennes revient aux MRC avec des règlements de contrôle intérimaire (RCI). Ces règlements sont plus ou moins contraignants d’une région à l’autre et sont adoptés par les maires qui siègent aux instances des MRC.

Dans toute cette saga qui s’achève, ce sont les agissements et les décisions des conseils municipaux impliqués dans le parc éolien de L’Érable qui ont surtout déçu Yvon Bourque. « C’est à eux que j’en veux le plus. »

Source:  19 Mai 2023 | Hélène Baril, La Presse | lapresse.ca

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