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Levée de boucliers contre l’éolien en mer  

Credit:  Éric de la Chesnais, Le Figaro, mardi 18 janvier 2022 ~~

[Sailors and scientists alert the executive to the risks associated with two projects in Brittany and Normandy.]

Marins et scientifiques alertent l’exécutif sur les risques liés à deux projets en Bretagne et en Normandie.

Les projets de champs éoliens en mer suscitent autant d’inquiétude chez les pêcheurs, qu’ils soient normands ou bretons, que chez certains chercheurs.

En moins d’une semaine, deux courriers alertant sur les dangers que feraient courir deux parcs éoliens, à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) et au Tréport (Seine-Maritime) ont ainsi été envoyés à l’exécutif. Ils présentent des données inquiétantes sur la ressource halieutique, et plus généralement sur la biodiversité des océans, indiquant que ces champs éoliens menaceraient à terme l’avenir de la pêche dans ces deux zones. La première lettre, écrite par le président du Comité départemental des pêches maritimes des Côtes-d’Armor (CDPMEM), Alain Coudray, a été adressée le 6 janvier au président de la République, Emmanuel Macron. La seconde, datée du 8 janvier, a été envoyée à la ministre de la Mer, Annick Girardin, par l’association de chercheurs « L’Atelier Anonymus », repris par la Coopérative des artisans pêcheurs associés du Tréport.

Dans les deux cas, le non-respect de la parole donnée et l’absence de considération par les promoteurs des projets, Iberdrola en Bretagne, Engie en Normandie, sont pointés par les professionnels de la mer. « La coupe est pleine, les marins pêcheurs ont été trahis, fustige Alain Coudray dans sa missive adressée à Emmanuel Macron. Il paraît parfaitement utopique de vouloir faire cohabiter les activités de pêche de la baie de Saint-Brieuc et ce parc éolien quand l’État et le développeur (Ailes Marines, alias Iberdrola, NDLR) excluent depuis le début des travaux les professionnels des zones de pêches ». Preuve des tensions entre les pêcheurs et Iberdrola, les réunions de concertation et de dialogue sont vécues comme des instances à sens unique. L’une devait avoir lieu ce lundi, elle a été repoussée au 14 février. « Cela ne sert à rien de se réunir si le développeur ne respecte pas ses engagements et ne nous écoute pas, déplore Grégory Le Drougmaguet, porteparole du CDPMEM22. Il veut redémarrer les travaux du chantier en mars alors que nous sommes en pleine campagne de la coquille SaintJacques jusqu’en mai. On est en train de réduire à néant l’acceptabilité par les pêcheurs de ce projet de 62 éoliennes au large d’Erquy. »

« Bombes à retardement »

Au Tréport, en Normandie, les pêcheurs ressentent le même dédain de la part du développeur Engie et de l’État. « Les gens qui décident de ces projets n’ont aucune connaissance du milieu marin et ne prennent pas en compte nos remarques, déplore Olivier Becquet, gérant de la coopérative des artisans pêcheurs associés au Tréport. Le parc éolien est implanté entre 6 et 12 milles marins, à cheval sur l’un des gisements les plus importants d’Europe d’amandes de mer. Des coquillages qui servent de nourriture à de nombreux poissons. Il va être fragilisé par les travaux. C’est un non-sens environnemental ».

Le professionnel est très sceptique sur la portée écologique de ces projets. Il fonde ses doutes sur les travaux de chercheurs de l’Ifremer de Brest, qui ont montré que les coquilles Saint-Jacques, sur lesquelles ils avaient posé des capteurs, étaient stressées lors des chantiers d’implantation d’éoliennes. Il s’appuie aussi sur les études de L’Atelier Anonymus, qui montrent qu’une fois en fonction, les éoliennes, en mer comme sur terre d’ailleurs, laisseraient échapper des résidus de « terres rares ». « Les champs électromagnétiques et l’usage quasi généralisé de rotors à aimants permanents au néodyme dans les parcs éoliens offshore présentent des risques sur l’environnement », prévient Chrystophe Grellier, océanographe, dans sa lettre à la ministre de la Mer. Le néodyme est un métal gris argent du groupe des « terres rares ». « Dans l’océan, il pollue petit à petit la chaîne alimentaire marine, en commençant par le plancton puis les huîtres, les moules et les crevettes s’en nourrissant. Il est aussi absorbé par les microcrustacés puis les anchois et les sardines et ainsi de suite, poursuit le porte-parole de l’association. Ces espèces sont menacées à moyen terme. »

L’Atelier Anonymus est aussi perplexe au sujet des perturbateurs endocriniens libérés par l’usure des pâles. « En Norvège, il a été démontré que les pales des éoliennes libèrent du bisphénol A et environ 60 kg de résines époxydes durcies par an en raison d’un effet de cisaillement et de frottements à grandes vitesses… sans oublier les contrecoups climatiques de la grêle, des sels, des embruns et de la pluie », pointe le professionnel. Pour sa part, l’ONG Sea Shepherd, qui soutient les pêcheurs dans la défense de l’environnement, tire la sonnette d’alarme. « Les usines d’éoliennes offshore constituent des bombes à retardement écologique ». Dans ce contexte plus qu’incertain pour l’avenir de la faune marine mais aussi des pêcheurs qui en vivent, Alain Coudray demande à Emmanuel Macron que « soit annulé ce projet » qui ne permet pas « la préservation des ressources marines et des activités de pêche associées ».

Source:  Éric de la Chesnais, Le Figaro, mardi 18 janvier 2022

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