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Énergie éolienne: des vents contraires  

Credit:  Pierre-Olivier Fortin | Le Soleil | 09/08/2014 | www.lapresse.ca ~~

(Québec) Des vents contraires soufflent sur l’industrie éolienne après qu’Hydro-Québec eut évoqué ses coûts de production élevés pour justifier une augmentation de tarifs de 3,9 %. Ces vents seront-ils assez forts pour ébranler la jeune industrie? À défaut d’avoir la réponse, on ne peut pas reprocher au gouvernement de ne pas se poser la question.

Les premiers parcs d’éoliennes sont apparus au Québec au milieu des années 2000. Dans sa politique énergétique en 2006, le gouvernement Charest annonçait son intention de développer la filière en attribuant, en partenariat avec le privé, une puissance de 4000 mégawatts (MW) qu’Hydro-Québec achèterait pendant 20 ans à un tarif fixe. Ce développement «pouvait se justifier à l’époque», explique Jean-Thomas Bernard, professeur d’économie à l’Université d’Ottawa. Il s’inscrivait dans un contexte de lutte aux changements climatiques et d’augmentation marquée du prix du gaz naturel qui laissait présager un avenir florissant aux nouvelles filières dites «vertes» comme l’énergie éolienne.

Mais sur les marchés du carbone, les prix restent bas, les actions des gouvernements contre les changements climatiques n’ont pas été aussi musclées que prévu et, surtout, l’exploitation importante des gaz de schiste aux États-Unis a fait baisser le prix du gaz naturel, qui ne vaut plus que le tiers du prix de 2006, poursuit le professeur.

En plus de ça, Hydro-Québec se trouve en situation de surplus de production jusqu’en 2020, selon M. Bernard. Dans ce contexte, ajoute-t-il, «ce serait très difficile de concevoir des conditions où l’énergie éolienne deviendrait rentable».

La filière, selon lui, resterait non rentable même dans l’éventualité où des États américains seraient prêts à payer cette prime à l’énergie renouvelable souvent évoquée. «Les prix additionnels que les gens seront prêts à payer pour l’énergie verte ne justifient pas encore l’écart entre le coût de l’éolien et le coût d’une centrale au gaz», selon le professeur.

«Le coût de l’énergie éolienne et des nouveaux approvisionnements exerce une pression à la hausse sur les tarifs», admet le porte-parole Louis-Olivier Batty d’Hydro-Québec. Pour un kilowattheure d’énergie éolienne, Hydro-Québec paie en moyenne un peu plus de 10 ¢, alors que le coût moyen d’approvisionnement est d’environ 3 ¢ pour l’ensemble de la société publique. L’énergie du complexe La Romaine devrait coûter entre 6 et 7 ¢ le kWh.

Mais ce n’est pas Hydro-Québec qui décide. «Sur le développement des filières, on répond aux décrets gouvernementaux», explique M. Batty.

Rapport attendu

Alors, le gouvernement est-il satisfait du rendement de la filière éolienne au Québec? Guillaume Demers, porte-parole du cabinet de Pierre Arcand, ministre québécois de l’Énergie et des Ressources naturelles, refuse de répondre directement à la question en raison d’un appel d’offres en cours. Mais «on voit la problématique du coût de l’éolien», assure-t-il. Il souligne d’abord que son gouvernement tente de trouver un moyen de ramener la hausse à l’inflation comme s’y était engagé Philippe Couillard, mais surtout, il rappelle qu’un groupe de travail représentatif de l’industrie sera bientôt mis en branle pour «repenser la filière éolienne de façon à la rendre plus compétitive». Le rapport est attendu cet hiver.

Le groupe de travail examinera plusieurs pistes pour diminuer les coûts de construction – et par conséquent les tarifs -, et pour obtenir cette fameuse prime à l’énergie verte dans les exportations. Sans dire si le gouvernement souhaite ou non arrêter le développement d’éoliennes dans le futur, M. Demers indique que l’un des objectifs «est de soutenir les 5000 emplois de cette industrie, pas seulement par la demande québécoise».

Une chose est certaine, c’est que d’ici le dépôt du rapport et l’élaboration d’une nouvelle politique énergétique pour 2015, aucun nouveau projet d’éoliennes ne sera lancé au Québec.

Actuellement, la puissance théorique en éoliennes au Québec est de 2200 MW sur un objectif total de 4000 MW. Environ 1100 MW sont en chantier ou en voie de l’être. Un dernier bloc de 800 MW sera attribué d’ici septembre.

Mais M. Bernard croit que le gouvernement devrait appuyer encore plus fort sur le frein et suspendre l’octroi du dernier bloc de 800 MW. Une option que le gouvernement semble écarter notamment en raison des pénalités auxquelles il ferait face. «Oui, c’est possible de le faire, mais la réponse, c’est non. Le gouvernement s’est engagé à compléter le 800 MW, et c’est ce qu’on va faire», tranche M. Demers.

***

«L’industrie va tourner d’elle-même»

L’industrie répond que le gouvernement aurait avantage à continuer le développement de l’éolien. «C’est un avantage compétitif pour le Québec de créer un pôle d’expertise qui est reconnu», souligne le directeur pour Québec de l’Association canadienne de l’énergie éolienne, Jean-Frédéric Legendre. Il insiste pour que l’on cesse de comparer les coûts de production de parcs éoliens pratiquement neufs à ceux de barrages hydroélectriques qui sont finis de payer depuis belle lurette. Comme dans le cas des barrages, la construction des parcs et des infrastructures, comme les routes d’accès, coûte très cher. Mais quand cet investissement sera complètement amorti après 20 ans et qu’il ne restera qu’à remplacer les éoliennes elles-mêmes, les coûts de production vont chuter, assure M. Legendre. «L’industrie va tourner d’elle-même.»

Source:  Pierre-Olivier Fortin | Le Soleil | 09/08/2014 | www.lapresse.ca

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