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Coiteux accusé de tenir un double langage

Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, tient un double discours sur la question de l’éolien, accuse la Coalition avenir Québec (CAQ).

Le porte-parole de la CAQ en matière d’énergie et de ressources naturelles, Gérard Deltell, a cherché à savoir jeudi si M. Coiteux appuyait la volonté de son gouvernement de poursuivre l’appel d’offres de 800 mégawatts d’énergie éolienne.

Le député de Chauveau a fait remarquer que lorsqu’il était professeur à l’École des hautes études commerciales, Martin Coiteux avait endossé les conclusions d’un «rapport dévastateur» rédigé par l’économiste Michel Lafontaine sur l’énergie éolienne.

L’auteur faisait état d’une filière «inefficace» et «coûteuse» dont le développement était «injustifiable [tant] sur le plan de la réduction des gaz à effet de serre que sur le plan de la création d’emplois». Le président du Conseil du trésor n’a pas répondu à l’interpellation du député caquiste.

«Quel dommage […] de constater que cet économiste chevronné soit devenu un ministre libéral, qui accepte tristement de dépenser 140 millions par année pendant 20 ans, a lancé M. Deltell au Salon bleu. Imaginez ce qu’on pourrait faire avec ça, plutôt que de le perdre dans les éoliennes.»

La CAQ demande aux libéraux d’annuler l’appel d’offres de 800 MW qui avait été annoncé il y a tout juste un an par le gouvernement péquiste de Pauline Marois. La deuxième opposition officielle s’insurge qu’Hydro-Québec achète de l’énergie à perte et refile la facture à ses clients, tout cela dans un contexte de surplus d’électricité.

«Il n’est pas trop tard pour bien faire, l’appel d’offres se conclut le 3 septembre prochain», a dit M. Deltell.

Le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, a expliqué que la production de 800 MW supplémentaires allait profiter à l’économie des régions et de plusieurs communautés autochtones. Il a assuré que les surplus d’énergie allaient être utilisés.

«Ce que le député (Gérard Deltell) semble ignorer, c’est qu’il y a un coût au chômage, il y a un coût aux problèmes économiques des régions qui est particulièrement important, a indiqué M. Arcand. Nous ne voyons pas les surplus d’électricité comme un problème, mais comme une opportunité.»