[ exact phrase in "" • ~10 sec • results by date ]

[ Google-powered • results by relevance ]


LOCATION/TYPE

News Home
Archive
RSS

Subscribe to RSS feed

Add NWW headlines to your site (click here)

Sign up for daily updates

Keep Wind Watch online and independent!

Donate $10

Donate $5

Selected Documents

All Documents

Research Links

Alerts

Press Releases

FAQs

Publications & Products

Photos & Graphics

Videos

Allied Groups

L’éolien a-t-il du plomb dans la pale?  

Credit:  Charles Côté | La Presse | cyberpresse.ca ~~

[Wind energy capacity will increase in Québec in 5 years, but in leaving the Gaspé for more densely populated regions, the industry is running into more resistance.]

L’énergie éolienne va multiplier sa puissance au Québec d’ici cinq ans, mais en quittant la Gaspésie pour des régions plus densément peuplées, l’industrie se heurte à davantage de résistance.

Même si un sondage mené par l’Association canadienne de l’énergie éolienne montre que 75% des Québécois appuient l’exploitation de cette source d’énergie «propre», les débats qu’elle soulève à l’occasion rappellent ceux entourant le gaz de schiste, vu comme une source plus «sale».

À Saint-Ferdinand et Sainte-Sophie, près de Thetford Mines, la population est divisée au sujet de l’installation de 50 éoliennes par la société espagnole Enerfín Sociedad de Energía.

Le rapport du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), rendu public le printemps dernier, était très critique. Surtout par rapport au manque de consultation préalable de la part du promoteur et des autorités locales. Les citoyens se sont déchaînés devant le BAPE: 248 mémoires ont été déposés, un des plus hauts taux de participation de l’histoire de l’organisme.

Le BAPE a même recommandé la tenue d’un référendum avant l’autorisation du projet, une nouveauté. Ce référendum n’a pas été tenu, mais un sondage réalisé pour le compte d’un groupe d’opposants montre que 44% de la population est contre le projet, et que 41% y est en faveur.

«Il y a 200 résidences qui seraient situées à moins de 2 kilomètres des éoliennes, dit Michel Vachon, un des opposants. L’endroit ici est bucolique, on a un lac de villégiature et on ne veut pas massacrer le paysage.»

Exposition aux sons [Exposure to noise]

M. Vachon cite aussi un nouveau courant scientifique qui attribue des troubles de santé sérieux à l’exposition constante aux sons de basse fréquence qu’émettent les immenses pales des éoliennes. Le magazine de l’Association américaine des audiologistes a d’ailleurs publié un dossier là-dessus au cours de l’été. À ce sujet, le BAPE a estimé le printemps dernier que l’état des connaissances ne permettait pas de conclure à un danger pour la santé.

Cependant, l’organisme a constaté «que des nuisances sonores pourraient être ressenties par les résidants à des niveaux plus faibles que les critères prescrits» par les autorités. En outre, selon l’Agence de santé publique, la distance minimale prévue par le règlement régional entre les éoliennes est insuffisante. Elle devrait être portée de 400 mètres à 800 ou 1000 mètres.

«Tenant compte de la réalisation éventuelle de plusieurs parcs éoliens au Québec d’ici 2015», observe le BAPE, le gouvernement «devrait, à court terme, intensifier ses recherches sur le bruit des éoliennes afin d’évaluer la pertinence d’établir des critères ou des mesures d’atténuation propres à ces structures».

Un autre projet a soulevé la controverse, à Saint-Cyprien-de-Napierville. Les citoyens sont là aussi très critiques par rapport à la proximité prévue des éoliennes avec les résidences.

«Cow-boys»

Daniel Breton, du groupe Maître chez nous 21e siècle (MCN21), attribue les problèmes sociaux que soulèvent les projets éoliens en partie au laisser-faire du gouvernement. «L’exploitation aurait pu se faire de manière plus sereine si le gouvernement avait imposé des critères, dit-il. Mais on a laissé l’initiative aux promoteurs, et il y en a qui se comportent en cow-boys, comme dans le gaz de schiste.»

Quel avenir, donc, pour les projets éoliens à l’extérieur de la Gaspésie? La question se pose alors que se tient à Montréal cette semaine le congrès de l’Association canadienne de l’énergie éolienne (CanWEA).

«Depuis 2005, beaucoup de projets ont été mis en branle et plusieurs marchent très bien, dit Jean-François Nolet, directeur politique pour le Québec et le Canada atlantique à CanWEA. Les projets en Gaspésie ont établi des normes en matière de consultation des communautés. Et c’est sûr qu’il faut les inclure dès le départ.»

Un autre obstacle se dresse sur le chemin des éoliennes: le faible prix du gaz, qui dicte le prix de l’électricité. Un kilowattheure d’énergie éolienne coûtait 8,7 cents lors du premier appel d’offres, mais 10,5 cents avec les coûts de transport. Le même kilowattheure produit dans une centrale au gaz coûte environ 7 cents actuellement.

Mais la situation du gaz est temporaire, assure M. Nolet. «Les États-Unis sont encore en train de se relever de la pire crise économique depuis 80 ans, dit-il. Les prix du gaz vont remonter.»

Il n’empêche qu’avec ses projets éoliens et hydroélectriques, le Québec se dirige vers d’importants surplus. «Le Québec a pris des engagements d’électrification des transports et a des visions d’exportation, dit M. Nolet. Il faut voir les surplus comme des occasions.»

Source:  Charles Côté | La Presse | cyberpresse.ca

This article is the work of the source indicated. Any opinions expressed in it are not necessarily those of National Wind Watch.

Wind Watch relies entirely
on User Funding
Donate $5 PayPal Donate

Share:


News Watch Home

Get the Facts Follow Wind Watch on Twitter

Wind Watch on Facebook

Share

CONTACT DONATE PRIVACY ABOUT SEARCH
© National Wind Watch, Inc.
Use of copyrighted material adheres to Fair Use.
"Wind Watch" is a registered trademark.
Share

Wind Watch on Facebook

Follow Wind Watch on Twitter