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AVEL NEVEZ ou la tragédie des pales
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Voici l’histoire d’un vent qui devait sauver le monde et qui se perdit dans l’âme des hommes. À Keriniz, sur la côte bretonne hantée par les mégalithes et les silences, des machines immenses s’élèvent, promises au progrès. Elles captent le souffle de la mer, le convertissent en chiffres, en espoirs, en mensonges.
Léna, ingénieure idéaliste, croit œuvrer pour la lumière. Goulven, journaliste cynique, guette l’ombre derrière les discours. Pêcheurs, élus, rêveurs et calculateurs – tous sont emportés dans le sillage de ces pales blanches qui sculptent un nouveau paysage, et avec lui, une nouvelle mélancolie.
Entre le granit et l’acier, entre le chant du large et le ronron des données, se joue une tragédie moderne : celle du choix qui n’en est pas un, de la raison d’État qui étouffe les raisons du cœur, de la beauté froide qui remplace la beauté sauvage.
Avel Nevez ou la Tragédie des Pales est le récit d’une conversion à l’envers : non pas celle des ténèbres à la lumière, mais celle de la certitude au doute. C’est le livre des âmes qui apprennent à vivre avec le fantôme du progrès, à habiter les ruines de leurs propres illusions.
Et toujours, en fond sonore, le vent. Celui qui ne sert à rien. Celui qui, lui, reste libre.




